Corpus roman 2, dissert

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Corpus roman 2, dissert

Message  Zzzap le Dim 3 Mai - 21:56

Le roman, ouvrage qui transporta de tous temps les récits de héros sortis de l'imaginaire des auteurs, est aujourd'hui l'un des genres littéraires qui au cours de l'Histoire fut marqué par de nombreuses transformations. Il relate les exploits de héros qui traversent de nombreuses péripéties. Plus long et développé que la nouvelle, le roman laisse une grande place à la précision de certains éléments comme la personnalité, la situation mais aussi quelques fois l'aspect, qu'il soit physique ou psychologique, du personnage principal. Ce dernier, centre du roman, voit son rôle être discuté. En effet, le roman peut-il axer tous ses éléments sur un personnage médiocre ? La définition de médiocre renvoie à un personnage sans intérêt ou de faible valeur, mais on peut également extrapoler cette définition à la mentalité et la personnalité du protagoniste, ayant alors des pensées viles et perfides par exemples. En se basant sur de nombreux romans, comme notamment les romans grecs, il semble que la réponse à cette interrogation soit négative. Cependant, il apparaît que d'autres romans mettent en scène des personnages que l'on pourrait qualifier de médiocre. Mais il pourrait également être possible de concilier les deux thèses précédentes au sein de romans qui présenteraient des personnages plus complexes, présentant les deux facettes.

Tout d'abord, la place de héros d'un roman ne semble pas se prêter à un personnage médiocre. En effet, comme le souligne Homère, les héros sont les favoris des dieux, ils possèdent un courage et un mérite supérieur. Ainsi, lorsque leurs épopées sont retranscrites, ils doivent conserver leur ampleur et leur noblesse. Les héros de L'illiade et l'Odyssée sont un exemple de cette ampleur, qui place les héros au dessus des lecteurs, notamment Achille, héros de la guerre de Troie, demi-dieu à la force surhumaine qui tua le meilleur défenseur de la cité assiégée par les grecs, le fils du roi de Troie. Cette ampleur et cette splendeur qui place les héros au dessus des lecteurs se retrouve notamment dans La Princesse de Clèves de Mme de La Fayette, dans lequel, lors de la rencontre amoureuse entre Mme de Clèves et le duc de Némours, transparaît la grandeur des personnages. Ils sont décrits de telle sorte qu'ils semblent tous les deux être les personnages les plus impressionnants du bal. Tous deux de caractère noble, ou du moins occupant une place assez importante pour accéder au bal de fiançailles de la fille du roi, paraissent de surcroit être les personnages dont la nature physique semble être la plus impressionnante de toutes. Les romans de chevalerie dotent également le plus souvent leur héros de cette ampleur héroïque. Le roman Ivanhoé de Walter Scott en est l'un des plus célèbres exemples. En effet, le chevalier héros du roman, agit en suivant une noblesse d'âme portant au premier plan l'amour et l'honneur. De plus, Ivanhoé n'est pas l'un des chevaliers les plus communs, il est en effet l'un des alliés du grand roi Richard Cœur de Lion qu'il accompagna dans sa croisade en terre sainte. Le personnage est encore grandi par la fourberie de ses adversaires, tel que Bois-Guibert et Front-de-Bœuf qui n'hésitent pas à s'allier au perfide prince Jean, frère du roi Richard, pour tenter de s'emparer du trône de son frère en son absence. D'autre part, les alliés et amis du héros du roman contribuent à accroître l'ampleur héroïque d'Ivanhoé. Lorsque ce dernier rentre de croisade, son domaine a été attribué à un autre chevalier, allié du prince Jean, il part alors à la reconquête de son pays, et de son honneur, oppressé par la tyrannie instaurée dans le royaume par la cour de Jean. Il ressort alors du roman une image grandie et héroïque du personnage principal qui s'éloigne de façon certaine d'un personnage médiocre. Ainsi, l'ampleur du héros et sa noblesse d'âme semblent constituer une part importante dans le roman. Celles-ci permettent également de faire passer un message de l'auteur, leur héros transportant toutes les valeurs morales qui servent une noble cause.
En effet, les héros des romans se doivent d'être meilleurs, voir supérieurs aux autres personnages pour qu'ils puissent servir d'exemples, de modèles au lecteur, qu'ils exposent les bonnes mœurs et les causes justes. Ray Bradbury met en scène dans son roman Fahrenheit 451 un monde « parfait » où tout le monde semble être sur le même pied d'égalité, où les livres sont détruits pour ne pas être lus. Le héros du roman, Montag, brave les lois du « bonheur obligatoire » en lisant les livres au lieu de les brûler. Il apparaît alors au lecteur grandi par rapport aux autres gens de ce monde endormi et docile et il trouve dans la littérature une source de rébellion face à ce régime totalitaire et dictatorial qui oppresse l'être humain. Ainsi, à travers son personnage héroïque s'opposant à ce régime, R. Bradbury expose ses convictions au sujet de la littérature, source de réflexion et de réveil intellectuel, car bien que Montag ne réussisse pas dans son optique de rébellion, il trouve dans les livres de l'espoir. De nombreux romans de chevalerie utilisent la grandeur et la notoriété de leur héros pour faire passer l'enseignement de l'auteur. Tout comme Ivanhoé, d'autres romans historiques se déroulent au temps des chevaliers, ces héros au cœur noble qui inspirent tant d'admiration et qui colportent les valeurs morales les plus pures. Odile Weulersse dans son roman Le chevalier au bouclier vert apporte une image typique du roman d'aventure chevaleresque du Bien s'opposant au Mal. Encore une fois, le héros, sacré chevalier se retrouve grandi par l'oppression de son fourbe de cousin. Il traverse de nombreuses épreuves, tout en conservant son ampleur héroïque motivée par ses nobles et pures convictions. Ainsi, à travers ce roman, on découvre encore un héros grandi et supérieur aux autres, qui, poussé par ses valeurs morales et ses nobles désirs, passe au travers de toutes les embuches qui lui sont tendues. De tous temps, les romanciers se sont servis de personnages supérieurs pour incarner leurs héros. Les romanciers grecs, sans aucun soucis d'authenticité, faisaient déjà traverser à leurs héros d'innombrables péripéties pour, en général, trouver l'amour. Daphnis et Chloé, roman de la Grèce antique attribué à l'auteur Longus, relate l'histoire de l'amour de deux personnages de riche naissance, abandonnés à leur naissance. Au terme de quatre livres, les deux héros retrouvent leurs véritables parents et peuvent alors enfin se marier. Ce roman grec montre alors que l'amour porté par ces deux personnages hors du commun, issus de familles respectées, leur permet de franchir les obstacles qui s'opposent à eux. Ainsi, les héros supérieurs et grandis permettent d'exposer au lecteur les valeurs morales soutenues par l'auteur et servent ainsi de modèle. Cependant, par une méthode inversée, un personnage médiocre ne peut-il pas être le héros d'un roman ?

En outre, il apparaît que certains héros de roman soient des personnages médiocres. Gervaise, héroïne de l'Assommoir de Zola, issue du milieu ouvrier et membre de la branche des Rougon du cycle des Rougon-Macquart présente de nombreux aspects du personnage médiocre. En plus de son milieu social défavorisé, Gervaise sombre au fil du roman dans un alcoolisme certain, entraînant sa mort dans d'atroces circonstances. Succombant à la faim, Gervaise n'aura su, tout comme les autres personnages du roman, se sortir de la misère et de l'alcoolisme, et ne pourra plus se nourrir, faute de moyen, car trop laide pour s'adonner à la prostitution. Sa mort conclut dans l'excipit le roman et finalise son aspect médiocre, loin de l'image des héros grandis décrits précédemment : « Un matin, comme ça sentait mauvais dans le corridor, on se rappela qu’on ne l’avait pas vue depuis deux jours ; et on la découvrit déjà verte, dans sa niche. ». (La médiocrité est poussée à l'extrême, nous verrons par la suite que cette accentuation la démarque peut être) Le héros du Père Goriot de Balzac, Rastignac, présente lui aussi un aspect médiocre, de par son milieu et par son attitude. Fils de famille de province, banal et sans qualité particulière, Rastignac n'hésite pas à abandonner ses études de droit, à évincer ses sœurs, il habite dans une pension médiocre qui abrite d'autres personnages sans prétention ou sans grandeur. Ainsi il côtoie un environnement médiocre et au moyen de fourbes procédés cherche à se faire une place au sein de la société parisienne. D'autres personnages de Balzac peuvent être dits médiocres, comme Felix de Vandenesse du Lys dans la vallée, qui se décrit lors de sa première rencontre avec Mme de Mortsauf comme un « singe d'un Savoyard » et emploie le terme « fagoté » pour décrire sa parure vestimentaire. Ce personnage ne peut résister à ses pulsions et sans aucune considérations de la pudeur et des codes moraux, embrassent les épaules de cette dame rencontrée lors d'un bal. Il est alors évident que ce personnage grossier qui succombe à ses pulsions tel un animal ne peut être autre que médiocre, car bien éloigné des personnages chevaleresques par exemple. L'incipit d'Aurélien d'Aragon présente lui aussi un héros qui semble correspondre à la définition d'un protagoniste médiocre. Il y est décrit comme superstitieux, et ressort de la description de sa première rencontre avec Bérénice un mépris justifié uniquement par la vision qu'il se fit d'elle après l'avoir « mal regardée ». Transparaît également un absence de culture évidente lors de l'évocation des vers de Racine qu'il qualifie, à travers l'ensemble de la pièce comme une « scie » . De plus, ce manque d'intérêt pour la culture qui pourrait caractériser les héros dont l'ampleur est conséquente, est marqué par : « En général, les vers, lui... ». Ainsi, il existe également des héros médiocres dans les romans, ceux-ci apportant également quelque chose au lecteur, un autre type d'enseignement.
Les héros médiocres ont en effet un but didactique certain. Le cycle des Rougon-Macquart de Zola est un ensemble de romans naturalistes qui, en visant à reproduire la réalité accentue les personnages dans leur aspect médiocre pour tenter de rendre cette description de la vie sous le second empire le plus réaliste possible. Ainsi, les personnages de ce cycle de romans prennent l'apparence d'un quelconque individu de leur classe sociale, de leur milieu. Tout comme Gervaise de la branche des Macquart, citée précédemment, la branche des Rougon est elle-aussi dotée de héros dont la médiocrité est accentuée. Zola utilise alors la médiocrité de ses personnages tel un instrument de réalisme, lui permettant alors de dépeindre au mieux la société du second Empire. Balzac, dont le cycle de La Comédie Humaine a pour but lui aussi de dévoiler au grand jour la société qui l'entoure. Encore une fois, les personnages sont rendus médiocres afin d'illustrer dans ses romans la société en général et non un héros particulier qui marqua l'histoire. Cette volonté de prendre un personnage médiocre, sans intérêt ni ne se démarquant pas particulièrement des autres, pour incarner les héros de romans afin de dévoiler une vérité générale est aussi utilisée par Donald E. Westlake dans son roman Le Couperet. Dans celui-ci, le héros est un chômeur, licencié depuis trois ans, qui cherche à nouveau un travail. Son désespoir est tel qu'il décide d'éliminer ses concurrents. Le choix d'un tel milieu industriel par l'auteur lui permet, tout en choisissant un héros médiocre, qui encore une fois ne se démarque en rien du reste des chômeurs, de dresser un tableau macabre d'une solution envisageable par n'importe lequel de ces cadres au chômage. Ainsi, dans ce roman, à travers le héros médiocre, une vérité plus générale apparaît encore une fois. Le roman Bel Ami de Guy de Maupassant met en scène lui aussi un héros médiocre. Il peut répondre à la définition énoncée en introduction quant à ses pensées et sa mentalité « sans valeur » ou sans scrupules. Ce héros se servant des femmes pour réussir met lui aussi à jour une vérité générale de l'époque pendant laquelle est écrit le roman : le désir de réussir. D'autres auteurs tels que Zola et Balzac mettent eux-aussi en scène cette passion de la réussite rapide. Ces auteurs prennent alors pour incarner leurs héros des personnages sans attrait particulier, dévoilant alors un éventail de possibilités et de voies utilisées pour réussir. Ainsi, le roman accueille également des héros médiocres car ceux-ci, tout comme les héros dont l'ampleur dépasse les autres personnages, transportent également un bagage culturel ou didactique.

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Re: Corpus roman 2, dissert

Message  Zzzap le Dim 3 Mai - 21:56

Mais, l'on trouve également dans les romans des héros qui possèdent les deux facettes précédemment développées. Certains héros, issus d'un milieu défavorisé, peuvent se révéler être hors du commun. José Mauro de Vasconcelos donne vie, dans son roman Mon Bel Oranger, à un petit garçon, nommé Zézé, issu d'une famille brésilienne vivant dans la misère. Mais il fait preuve d'une grande maturité, et après avoir appris à lire tout seul, il se confie à un pied d'oranger face à tous les bouleversements de sa vie. Ce héros de roman singulier est montre deux de ses facettes, celle d'un héros médiocre, un petit garçon brésilien qui sans cesse fait des bêtises, mais également celle d'un jeune garçon prodigue, qui apprend à lire et à avoir un regard sur la vie très mature tout seul. A l'inverse, Zola, dans son roman La Curée, prend pour héroïne Renée, issue de famille bourgeoise, dont la beauté est très remarquée. Cependant, il apparaît au fil de l'ouvrage que la jeune femme prend du plaisir dans sa relation incestueuse, dévoilant ses des désirs et passions à l'opposé des loisirs nobles et pures auxquels on peut s'attendre face à une héroïne dont la splendeur semble bouleverser son entourage. Il est alors encore une fois certain que l'un des héros de ce roman, Renée, possède à la fois une facette médiocre dans ses désirs et passions, mais également une facette noble et digne d'un personnage de son rang dans sa manière de se comporter en société et sa parure vestimentaire, ainsi que sa beauté qui peut rappeler celle des héros grecs. Albert Camus met en scène dans son roman La Chute, un personnage possédant lui aussi deux facettes. L'une d'elles est celle d'un brillant avocat évoluant dans la gloire et la richesse, mais il perd toute sa fortune, et petit à petit, on découvre une facette plus noire et plus vile du héros. On apprend, en suivant une prise de conscience qui constitue en somme le roman, qu'il a notamment laissé une femme se noyer, et a envoyé un ami à la mort. On peut alors observer dans ce cas une autre dualité de personnalité : la personnalité grandiose a caché durant de nombreuses années la personnalité médiocre qui fait de lui un exilé à Amsterdam vivant dans le quartier juif, lieu « d'un des plus grands crimes de l'histoire ». Ainsi, bien que certains héros soient médiocres et d'autres non, une partie d'entre eux peut faire partie des deux catégories, ce qui nous amène à réfléchir sur la véritable place des héros médiocre dans le roman.
En effet, s'il apparaît que certains héros sont incarnés par des personnages médiocres, sans qualité particulière, il est également certain que ces héros ne restent pas médiocre durant toute l'œuvre. En effet, un personnage trop banal, ne présente pas d'intérêt pour le lecteur, ce dernier ne souhaitant pas lire un roman entier dédié à la description d'une vie qui ressemble à la sienne, un lecteur a besoin d'originalité. C'est pourquoi, un héros peut être un personnage dit médiocre, mais celui-ci devra la plupart du temps présenter une certaine originalité que ce soit dans son caractère ou dans ses actes au fil de l'œuvre. Dans La Curée, de Zola, Aristide Saccard est, avec Renée, l'un des héros du roman. Il est décrit comme un personnage avide de réussite rapide, comme de nombreux autres, et dont l'apparence physique tendrait à répugner plutôt qu'à attirer. Tout au long du roman il restera médiocre, avide et perfide, n'hésitant pas à ruiner sa femme et tromper ses associés. Même lors de sa réussite il gardera cet aspect qui le caractérise qu'est la soif d'argent. Lors d'un diner avec sa défunte femme lors du chapitre deux, il arbore une facette épique, décrivant ses projets comme un plan de bataille, mais sa soif indomptable d'argent qui le rapproche tant des autres petits spéculateurs reste présente dans son discours. Ainsi, il reste l'un des spéculateurs avide de richesse, un parmi tant d'autres. L'obligation de la réussite de Saccard apparaît dans le désir de Zola de dépeindre toute la société, y compris le domaine de la spéculation immobilière opportuniste. En effet, l'hypocrisie des spéculateurs est clairement décrite dans l'œuvre, notamment au cours d'un diner organisé chez Saccard, et la réussite de ce dernier est nécessaire à cette approche de la société. L'élévation d'un héros médiocre n'est alors utilisée que pour révéler les tares de la société du second Empire : un personnage médiocre, quelconque peut réussir, mais par le vice et la tromperie. Dans L'étranger de Camus, le héros semble lui aussi est un héros médiocre, salarié dans une entreprise, vivant dans un immeuble banal. Mais derrière cet aspect médiocre, l'auteur renferme une réflexion sur le monde et la vie qui prend part au roman notamment lorsque le jour de son exécution approche. Ainsi, par soucis d'intérêt, le héros de roman ne peut être totalement médiocre, il doit conserver une dose d'originalité qui permet au lecteur de rester attentif à l'histoire. Si dans ce roman de Camus, le héros n'était pas apparu si lointain des autres personnages, si sa réflexion dans sa cellule n'avait pas été dévoilée, il aurait été plus difficile de déceler les reproches de l'auteur quant à l'absurdité des jugement juridiques.

Ainsi, bien que étymologiquement, un héros ne puisse pas être médiocre, certains auteurs utilisent des personnages d'une médiocrité relative pour incarner leurs héros. Il est alors certain que bien que certains personnages paraissent médiocres, ils ne persévèrent pas dans cet état tout au long du roman et arborent souvent de nouvelles facettes d'eux-même, plus originales. Si l'on considère la définition de médiocre, cette nouvelle facette peut également être négative, elle peut prendre de l'ampleur héroïque comme les héros de romans grecs, ou une ampleur négative comme certains passages de l'Assommoir accentuant d'avantage la médiocrité du personnage jusqu'à le rendre misérable, le sortant non pas par le haut du reste des personnages médiocres mais par le bas. Cependant, peut on trouver des héros de roman qui ne possèdent pas eux-même de facettes médiocre ? Même les héros grecs tels qu'Achille pouvait céder à la colère, ou à la jalousie, les rendant ainsi moins glorieux, plus communs. N'est-il alors pas nécessaire que les héros de roman possèdent également des aspects de leur personnalité qui les rendent plus communs, moins glorieux, afin que le lecteur puisse s'identifier à eux, ne serait-ce qu'un petit peu ?

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